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d’autres l’on été, au contraire, par des groupes formés de plusieurs signes apposés ou combinés; il en est ainsi des noms communs suivants:  
77. Les caractères ordinairement symboliques passant à l’état de caractères figuratifs, furent tous notés par le même procédé:  
 
{|
{|
|ⲉⲃⲓⲱ̄,  
!SIGNES SYMBOLIQUES.
|Miel, noté par
!SIGNIFICATION. /
|<hiero> L2:t*W22 </hiero>
 
|Une abeille et un vase;
SIGNIFICADO
!PRONONCIATION.
!SIGNE DEVENU FIGURATIF.
!SIGNIFICATION. /
 
SIGNIFICADO
|-
|<hiero> H6 </hiero>
|Vérité, Justice
|ⲧⲙⲉ.
|<hiero> H6 t:Z1</hiero>
|Plume d'autruche.
|-
|<hiero> M4 </hiero>
|Année,
|ⲣⲟⲙⲡⲉ,
|<hiero> M4 t:Z1</hiero>
|Branche de palmier. ⲃⲁ.
|-
|<hiero> T10 </hiero>
|Libyen,
|ⲫⲉⲧ. ⲛⲓⲫⲁⲓⲁⲧ.
|<hiero> T10:t*Z1 </hiero>
|Arc. ⲡⲉⲧⲧⲉ. ⲫⲓϯ.
|-
|<hiero> O31 </hiero>
|colspan="2"|Symbole de l'idée Ouvrir.
|<hiero> O31:t*Z1 </hiero>
|Battant de porte.
|-
|<hiero>S35</hiero>
|colspan="2"|Symbole du calme ou du repos.
|<hiero>S35 t:Z1</hiero>
|Ombrelle, flabellum, ⲥⲣⲏ.
|-
|<hiero> N31 </hiero>
|colspan="2"|Symbole du mouvement ou de la progression.
|<hiero> N31:t*Z1 </hiero>
|Chemin, ϩⲓⲏ.
|-
|-
|ⲉⲃⲟⲧ, ⲁⲃⲟⲧ,
|<hiero> Y1 </hiero>
|Mois, noté par
|colspan="2"|Caractère explétif destiné à carrer les groupes.
|<hiero> N12:N14 </hiero>
|<hiero> Y1:t*Z1 </hiero>
|Un croissant renversé et une étoile;
|Volume, Livre.
|-
|-
|ⲟⲃⲉ, ⲟⲃⲓ,
|<hiero> O49 </hiero>
|La soif, noté par
|colspan="2"|Déterminatif des noms de contrées.
|<hiero>E8:mw</hiero>
|<hiero> O49:t*Z1 </hiero>
|Un veau courant et le caractère eau.
|Région, Contrée.
|}
|}


Du reste, ces combinaisons de caractères qui rappellent le principe de formation des caractères chinois, n’existent qu’en fort petit nombre dans les textes hiéroglyphiques.  
78. Enfin, plusieurs caractères figuratifs ou tropiques sont habituellement accompagnés de la marque <hiero>Z1</hiero>, soit pour indiquer leur passage de l’état phonétique à l’état figuratif comme: <hiero>Hr:Z1</hiero> (ϩⲟ), face; <hiero>tp Z1</hiero> (ϫⲱ), tête; <hiero>r:Z1</hiero> (ⲣⲱ), Bouche, Porte, Chapitre; soit pour avertir de la transition d’un signe phonétique à l’état tropique, ou même symbolico-phonétique. Tels sont, par exemple, les caractères <hiero>H8 Z1</hiero> fils ou <hiero>G39*Z1</hiero> (ⲥⲓ) fils; <hiero>G29*Z1</hiero> (ⲃⲁⲓ) âme; <hiero>G5*Z1</hiero> (ϩⲱⲣ), horus; <hiero>D28*Z1</hiero> (ⲕⲁ, ⲕⲱ), offrande; <hiero>pr*Z1</hiero> (ⲏⲓ, ⲙⲁⲛϣⲱⲡⲉ), maison; <hiero>ra*Z1</hiero> (ⲣⲏ), soleil, et [[File:champfig0055.png]] (ⲟⲃϩⲉ), dent.  
 
 
C. Noms primitifs exprimés par des caractères notés.
 
76. Une certaine série de caractères sacrés étant susceptibles, en leur qualité d’images d’un objet réel, d’être pris dans leur acception figurative, et en d’autres cas, dans une acception phonétique; quelques-uns même pouvant être employés tantôt comme figuratifs et tantôt comme phonétiques ou symboliques, il devint indispensable d’indiquer d’une manière quelconque un tel changement de nature dans les signes.


On observe, en effet, dans tous les textes hiéroglyphiques et dans ceux qui sont conçus en écriture hiératique ou sacerdotale, que des caractères ordinairement employés comme phonétiques, deviennent figuratifs en certaines occasions. Dans ce dernier cas ils sont toujours affectés des notes <hiero>t:Z1</hiero> ou <hiero>t Z1</hiero>, en hiératique [[File:champfig0054.png]]. Exemples:


D. Noms communs exprimés phonétiquement.


<!---
79. La troisième méthode, et sans contredit la plus directe, usitée dans le système d’écriture sacrée pour reproduire les noms communs de la langue parlée, consiste à rendre le son même ou la prononciation de ces mots au moyen des caractères phonétiques (Chap. II, C, p. 27). On retrouve en effet dans les textes hiéroglyphiques et hiératiques la plus grande partie des mots de la langue égyptienne transcrits en signes phonétiques, et ne différant de ces mêmes mots écrits en lettres grecques dans les textes égyptiens appelés coptes, que par la seule absence ou le déplacement de quelques voyelles, et rarement par l’interversion de quelques consonnes. L’étude attentive des exemples qui suivent suffira pour se convaincre de ce fait très-important.
My Languages:
<categorytree depth=10 mode="all">My Languages</categorytree>
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Revision as of 13:22, 19 June 2024


77. Les caractères ordinairement symboliques passant à l’état de caractères figuratifs, furent tous notés par le même procédé:

SIGNES SYMBOLIQUES. SIGNIFICATION. /

SIGNIFICADO

PRONONCIATION. SIGNE DEVENU FIGURATIF. SIGNIFICATION. /

SIGNIFICADO

H6
Vérité, Justice ⲧⲙⲉ.
H6t
Z1
Plume d'autruche.
M4
Année, ⲣⲟⲙⲡⲉ,
M4t
Z1
Branche de palmier. ⲃⲁ.
T10
Libyen, ⲫⲉⲧ. ⲛⲓⲫⲁⲓⲁⲧ.
T10
t Z1
Arc. ⲡⲉⲧⲧⲉ. ⲫⲓϯ.
O31
Symbole de l'idée Ouvrir.
O31
t Z1
Battant de porte.
S35
Symbole du calme ou du repos.
S35t
Z1
Ombrelle, flabellum, ⲥⲣⲏ.
N31
Symbole du mouvement ou de la progression.
N31
t Z1
Chemin, ϩⲓⲏ.
Y1
Caractère explétif destiné à carrer les groupes.
Y1
t Z1
Volume, Livre.
O49
Déterminatif des noms de contrées.
O49
t Z1
Région, Contrée.

78. Enfin, plusieurs caractères figuratifs ou tropiques sont habituellement accompagnés de la marque

Z1

, soit pour indiquer leur passage de l’état phonétique à l’état figuratif comme:

Hr
Z1

(ϩⲟ), face;

tpZ1

(ϫⲱ), tête;

r
Z1

(ⲣⲱ), Bouche, Porte, Chapitre; soit pour avertir de la transition d’un signe phonétique à l’état tropique, ou même symbolico-phonétique. Tels sont, par exemple, les caractères

H8Z1

fils ou

G39 Z1

(ⲥⲓ) fils;

G29 Z1

(ⲃⲁⲓ) âme;

G5 Z1

(ϩⲱⲣ), horus;

D28 Z1

(ⲕⲁ, ⲕⲱ), offrande;

pr Z1

(ⲏⲓ, ⲙⲁⲛϣⲱⲡⲉ), maison;

ra Z1

(ⲣⲏ), soleil, et (ⲟⲃϩⲉ), dent.


D. Noms communs exprimés phonétiquement.

79. La troisième méthode, et sans contredit la plus directe, usitée dans le système d’écriture sacrée pour reproduire les noms communs de la langue parlée, consiste à rendre le son même ou la prononciation de ces mots au moyen des caractères phonétiques (Chap. II, C, p. 27). On retrouve en effet dans les textes hiéroglyphiques et hiératiques la plus grande partie des mots de la langue égyptienne transcrits en signes phonétiques, et ne différant de ces mêmes mots écrits en lettres grecques dans les textes égyptiens appelés coptes, que par la seule absence ou le déplacement de quelques voyelles, et rarement par l’interversion de quelques consonnes. L’étude attentive des exemples qui suivent suffira pour se convaincre de ce fait très-important.